Juste WoW !

octobre 9, 2009

McCARTHYISMTODAY


Changer.

octobre 9, 2009
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"Quelques" lectures pour ma maîtrise...

Je suis flabergasté par mes études.

C’est tout particulièrement un cours de communications politiques qui me passionne. On parle autant de compétence citoyenne que de Web, ou encore de médias de masse. Pa-ssio-nnant !

Lorsque j’ai débuté la maîtrise, je ne savais pas trop sur quoi porterait mon mémoire. Et bien, plus le temps passe, plus je suis convaincu que ça sera sur la question du Web en politique.

D’un côté, plusieurs chercheurs prennent ce “pitch de vente” en communications qui lie démocratie et Internet. Il est cru que davatange de communications  par le Web mènera à une meilleure démocratie. De l’autre côté, il y a du scepticisme et l’hypothèse que le potentiel du Web ne peut pas, à lui seul, changer les comportements des citoyens.

“De quessé”, dites-vous ?

Avoir un nouveau site Web ( Et c’est encore plus vrai avec un site Web politique ou un site Web offrant des outils pour militer) nécessite – plus que jamais – une gestion interne adaptée et la véritable volonté de l’utiliser.

Un site Web n’est plus une possession. Ce n’est plus un bibelot qu’on dépose dans l’univers virtuel. C’est un outil. Un outil qu’on doit comprendre et essayer lorsqu’on le reçoit. Sinon à quoi bon son achat ? Le plus difficile dans l’utilisation des nouvelles technologies n’est donc pas le développement d’outils technologies, mais bien le changement de comportements nécessaire menant à leur utilisation.


Un candidat à surveiller…

octobre 7, 2009

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Un petit mot pour vous dire que si je suis moins présent sur mon blogue ces jours-ci, c’est parce que je travaille beaucoup pour un homme en qui j’ai énormément confiance. Un gars qu’on aurait avantage à surveiller…

Félix Grenier.

Retenez ce nom, il ira loin.
Je vous invite à visiter son site Web pour en savoir plus sur lui…


Salut Pierre.

septembre 26, 2009

Réponse à ma mère Nicole qui m’a adressé cette lettre sur son blogue.

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Jolie femme qui m’a donné la vie,

Je suis triste. C’est vrai. Ça m’a fait tout un choc lorsque j’ai appris le décès de Pierre Falardeau. Immédiatement, j’ai senti ce même malaise. Ce vieux sentiment de perdre un grand. Comme l’autre Pierre. Pierre Bougeault. J’ai eu ce même sentiment de vide, de détresse.

Comme tu le soulèves, c’est vrai que Falardeau n’était pas un saint. C’est vrai qu’il était parfois proche de la xénophobie ou qu’il nageait volontairement dans la vulgarité. Mais… Mais Falardeau, je l’ai rencontré par son cinéma, par son art. Falardeau, je l’ai découvert par la justesse de ses écrits. Pierre, je l’ai aimé comme il était : pleinement résistant. Et il y en a si peu de nos jours. À mes yeux, l’homme de convictions et le combattant qu’il était obscurcissaient tous ses sacres et toutes ses fautes.

Et c’est pour ça que j’ai eu ce sentiment de vide. En même temps, je suis persuadé que Pierre a ouvert les yeux à pas mal de Québécois. Par exemple, lorsqu’il parle de la désorganisation des Patriotes de 1837, 1838 :

C’est à pleurer. Mais surtout à analyser en profondeur. Pour connaître nos ennemis, pour ne pas répéter éternellement les mêmes erreurs, pour pouvoir les combattre efficacement. Et pour finalement les vaincre.

Mais pour vaincre, il faut d’abord comprendre. Nous sommes avant tout désarmés dans nos cerveaux. Notre pire ennemi, c’est notre ignorance. Penser d’abord. Organiser ensuite.”

- Pierre Falardeau, Les boeufs sont lents mais la terre est patiente, Vlb éditeur, 1999.

Au final, Pierre et toi étiez d’accord sur pas mal de chose : sur la nécessité d’apprendre, sur la beauté de l’art, sur la nécessité d’un Québec libre et j’en passe. J’amuse même à rêver que tu lises un jour l’intellectuel que tu as négligé. Je souhaite de tout mon coeur que tu comprennes qu’il était intelligent, lucide et qu’il voyait “the big picture” de la situation du Québec (Pierre était anthropologue de formation). Ça sortait tout croche, mais il ne faut pas oublier que personne aime se faire dire ses travers…

Tu me manques déjà vieux chialeux.

Et je ne sais plus trop quoi écrire. J’ai uniquement envie de revenir à ce que tu m’as fait lire, découvrir, comprendre :

“Il est vrai qu’au commencement on sert contraint et vaincu par la force ; mais ceux qui viennent après, n’ayant jamais vu la liberté et ne sachant ce que c’est, servent sans regret et font volontiers ce que leurs devanciers avaient fait par contrainte. Cela, c’est parce que les hommes naissent sous le joug et puis, nourris et élevés dans le servage, sans regarder plus avant, se contentent de vivre comme ils sont nés, et, ne pensant point avoir autre bien ni autre droit que ce qu’ils ont trouvé, ils prennent pour naturel l’état de leur naissance.”

- Étienne de La Boétie, La Serviture Volontaire.

Aujourd’hui j’ai fait du porte-à-porte.
Bon Dieu que c’était ça.
Bon Dieu que je veux me battre pour ces gens.
Bon Dieu qu’il faut l’indépendance et la justice sociale pour le peuple.

Et c’est une des choses que Pierre et toi m’avez appris.

“Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.”

- Étienne de La Boétie, La Serviture Volontaire.

Salut Pierre.


La peur.

septembre 23, 2009

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Please don’t tell me it’s about a lack of resources. The opportunities online are basically free, and if you don’t have a ton of volunteers happy to help you, then you’re not working on something important enough. The only reason not to turn this over to hordes of crowds eager to help you is that it means giving up total control and bureaucracy. Which is scary because it leads to change.

- Seth Godin, sur son blogue.


4 conseils Web pour la prochaine campagne fédérale.

septembre 22, 2009
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Le site de l'équipe Harel est bien fait et il est à voir...

Ouf.

On a évité des élections fédérales cet automne. Cependant, on risque d’en avoir au printemps prochain. Quoiqu’il en soit, voilà une merveilleuse occasion pour les communications Web des différents partis en compétition.

Au lieu de faire comme d’habitude, c’est-à-dire d’apparaître sur le Web 1 mois avant l’élection et de faire semblant qu’on s’intéresse aux gens et à leurs problèmes, voilà une opportunité de lancer tout de suite les sites de campagne et surtout de travailler à bâtir un réseau de sympatisants et de militants grâce à la confiance et à l’échange.

Voici donc des conseils pratiques pour votre prochaine campagne Web.

1. Montez une équipe Web.

Ce n’est plus à votre doc ou à votre responsable des communications de diriger les communications Web de votre campagne nationale ou locale. Montez une équipe Web composée de plusieurs militants Web chapeautés par un responsable Web. Ce dernier peut cependant être sous la direction du responsable des communications.

Il devient alors essentiel de lier votre équipe Web aux communications et à l’organisation de votre campagne. Cette équipe doit être informée et doit participer à l’élaboration de vos stratégies de diffusion et d’organisation. Dit autrement, ayez simplement le “réflexe Web” lorsque vous élaborez une position ou que vous organisez une activité.

N’oubliez pas d’attribuer des tâches claires à chacun des membres de l’équipe. Surtout au responsable de cette équipe.

2. Ayez une image positive, transparente et ouverte.

Pourquoi une image positive et transparente ? Bien entendu parce que vous êtes un politicien ou un parti du peuple prêt à défendre leurs idées et leurs valeurs.

Mais également parce que, tout d’abord, le Web et la communication virale fonctionne beaucoup mieux lorsque c’est possitif. Ensuite, la communication Web est basée sur un ton personnel et laissant croire une certaine proximité avec le candidat. Vous créez alors une impression de transparence chez le visiteur.

C’est politiquement avantageux. À vous de l’utiliser à bon escient.

Pour ce qui est de la nécessité politique de soulever les différences entre deux partis ou deux candidats par des messages négatifs, laissez les autres le faire à votre place…

3. Centralisez le message, décentralisez les moyens de communication.

Je suis de plus en plus sceptique sur l’idéal démocratique qu’est supposé être le Web. À mon avis, tout comme les médias traditionnels, le Web est davantage une courroie de transmission des rapports de force de notre société qu’un autre 4e pouvoir.

À ce sujet, l’utilisation qu’à fait Obama du Web est un exemple. Même s’il a offert de nombreux outils à ses sympathisants, il a énormément centralisé le “message média” et il a contrôlé ses militants Web grâce à un encadrement classique qu’on trouve dans les partis politiques.

Je vous invite donc à faire de même : centralisez votre message et décentralisez les moyens de communication. Identifiez 4, 5 points remarquables que vous voulez imprimer dans l’esprit de l’électorat et laissez vos supporteurs diffuser ce message.

4. Faites tomber les barrières au militantisme et à l’implication.

Finalement, notez ceci :

Un site Web N’EST PAS une pancarte électorale.

Il est vrai qu’avoir son site de campagne nous permet de présenter nos positions et une image accrocheuse grâce à un bon slogan. Heureusement ce n’est pas tout.

Votre site est le point de contact avec vos sympathisants, vos militants et éventuellement vos électeurs. Il est donc logique, à cette époque où le Web permet aux visiteurs de créer leur propre contenu et de s’entraider à atteindre des objectifs communs, que votre site en permette tout autant.

Faites tomber les barrières à la participation. Faites en sorte qu’il soit très simple de prendre part à votre campagne.

Le nouveau site de Louise Harel en est un bon exemple. Bien qu’il n’a pas d’outils collaboratif à la My.BO, il met en évidence la participation, la possibilité de faire un don et la possibilité de devenir membre. C’est même la première chose qu’on voit sur le site ! Ce n’est même pas les nouvelles !

Et c’est excellent comme ça ! Parce que l’objectif premier d’une communication Web en politique, c’est la mobilisation. Tout le contenu du site – le message global, les images présentées, les citations, les vidéos, etc. – doit amener le visiteur à s’impliquer.

Or, à ce stade, il n’y a que deux possibilités :

  • Soit il s’implique et travaille pour vous. Voilà un militant de plus !
  • Soit il ne s’implique pas, mais il retient votre message global et une image positive de vous. Voilà un vote de plus !

Vous êtes gagnants sur toute la ligne.


À la claire fontaine…

septembre 14, 2009

“Un peuple qui ne connaît pas ses morts a du mal à vivre.”

- Antoine Robitaille


They don’t have the humility to submit.

septembre 9, 2009

NoamChomsky

When you can’t control people by force, and when the voice of the people can be heard, you have this problem. It may make people so curious and so arrogant that they don’t have the humility to submit to a civil rule, and therefore, you have to control what people think. And the standard way to do this is to resort to what, in more honest days, used to be called propaganda — manufacture of consent, creation of necessary illusions.

- Noam Chomsky, Linguiste et activiste, Manufacturing Consent.


On ne tue pas, on parle.

septembre 8, 2009

“On n’utilise pas les commandites, les minutes du patrimoine, l’armée, les descentes par l’armée et la police dans la nuit; on n’utilise pas les prisons, les canons, les fusils, les mitraillettes…

ON PARLE, à ciel ouvert, jour et nuit, pour s’affirmer et dire ce que NOUS SOMMES : DES QUÉBÉCOIS depuis 400 ans.”

- Robert Bertrand

Il faut avoir du courage et de la détermination pour parler ouvertement de son histoire. Il faut être mature pour fêter les bons moments de son passé et tirer des leçons de ses pires erreurs.

Or, si le Moulin à paroles, qui se veut apolitique, commémore notre histoire, de la défaite à aujourd’hui, c’est en passant sur les faits, c’est en chantant nos chansons, en lisant nos recettes (hmmm!) et en dénonçant nos dérapages.

Lorsque j’étais en Allemagne, j’ai été surpris de voir le nombre de livres, de revues, d’articles de journaux parlant des nazis. Des allemands m’expliquaient que c’était important pour eux d’en parler, non pas pour célébrer et promouvoir les nazis, mais pour comprendre ce qui s’était passé dans les années 30 et, surtout, pour ne plus jamais refaire cette erreur.

Y a-t-il une preuve plus tangible de la maturité d’un peuple que cette volonté d’apprendre de ses erreurs : être capable de changer, comprendre pourquoi la violence n’est pas la solution.

Si seulement on est conséquent au Québec et qu’on croit fermement que la violence n’est pas la solution, il faut alors assumer que la liberté d’expression et le devoir de mémoire font partie d’une vie démocratique nous faisant grandir…

Il faut arrêter de se nier soi-même.


Les souverainistes devraient suivre le débat sur la réforme.

septembre 5, 2009

Moi, si j’étais un souverainiste voulant faire passer son projet d’indépendance, je suivrais avec énormément d’attention ce qui se passe actuellement aux États-Unis.

L’administration Obama essaye d’y faire passer un projet de loi de réforme du système de santé. Or, il y a des similitudes entre le projet américain et l’idéal québécois à un tel point que les indépendantistes pourraient y apprendre quelques leçons.

Tout d’abord, le projet de la réforme est gigantesque, constamment en changement (parce qu’il est négocié) et très complexe. On peut dire la même chose du projet de pays, c’est flou et gigantesque. Ça touche presque toutes les sphères de la société.

Ensuite, le projet américain est constamment attaqué par une campagne négative, démagogue ou carrément mensongère. Je vous souhaite bonne chance si vous allez expliquer votre projet à une population peu informée et bombadée de messages négatifs. Ça ne vous rappelle pas quelques chose ça ?

“Je veux pas perdre mes rocheuses. Je veux pas perdre mon passeport.”

C’était la même tactique pour le camp fédéraliste et ça demeure encore aujourd’hui l’argument principal : la peur de l’inconnu. La correspondante de Radio-Canada à Washington, Joyce Napier, résumait dernièrement superbement à l’émission de Christiane Charette l’état d’esprit des américains sur la réforme de la santé : (je paraphrase)

“Ils ne savent pas ce qu’est ce projet de loi, ils ne savent pas ce qu’il contient, mais ils savent qu’il va apporter du changement et que ce changement sera mauvais pour eux.”

Bref, nos regards devraient être porter sur ce qui se passe chez nos voisins du sud. Comment l’administration Obama réussira à faire passer son projet ? Est-ce que le tout reposera sur les épaules d’un seul homme ?

Pour la réforme ou pour l’indépendance, le véritable défi n’est plus de prouver qu’ils seraient avantageux pour la population, mais comment vaincre une campagne de peurs pour y faire passer son message d’espoir et de changements positifs.

C’est à suivre.